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  • Photo du rédacteurMarjolaine Regattieri

TRIADE COGNITIVE DE LA DEPRESSION


Dans bien des cas, lorsque les gens commencent à surveiller leurs pensées automatiques et à en prendre note, ils discernent un schéma. Dans les années 1960, Aaron T. Beck a constaté qu’un grand nombre de patients qui étaient déprimés avaient des pensées automatiques caractérisées par une perception négative d’eux-mêmes (« Je suis un bon à rien »), du monde qui les entourait (« Personne ne m’aime ») et de l’avenir (« Je suis nul et je ne changerai pas »). Ce schéma de pensée a été baptisé la « triade cognitive » de la dépression.


Dans les années 1980, M. Beck a décrit un schéma de pensées automatiques qui semblait propre à l’angoisse. Des patients déclaraient avoir davantage de pensées liées à des menaces et au danger (« Et si quelque chose de terrible se produisait ? ») ainsi qu’à l’incapacité de s’adapter à une situation (« C’est insupportable. Je ne peux pas continuer comme ça »).

La façon dont on perçoit une situation ou un événement varie d’une personne à l’autre. Toutefois, la nature des pensées automatiques des personnes déprimées ou angoissées devient prévisible et conforme à certaines caractéristiques.

La neurothérapie vise à vous aider à prendre conscience de vos pensées automatiques. Elle vous montre comment prendre du recul et comment remettre en question, évaluer et rectifier les pensées automatiques négatives incorrectes. Toutefois, la neurothérapie ne présente pas la pensée positive comme une solution aux problèmes de la vie. Cette thérapie vise plutôt à vous apprendre à évaluer vos expériences et vos problèmes de façons différentes (positive, négative et neutre) pour que vous puissiez tirer des conclusions exactes et trouver des solutions originales à vos difficultés .


Reconnaissance des distorsions des pensées automatiques

Par ailleurs, les pensées automatiques négatives des personnes ayant un trouble émotionnel sont généralement distordues ou erronées. Par exemple, la personne qui se dit: « Je ne trouverai jamais l’âme sœur » parce qu’elle a eu une mauvaise expérience lors d’un rendez-vous dramatise l’issue du rendez-vous et est plus susceptible de subir un bouleversement émotionnel excessif.

Un étudiant qui se considère comme « stupide » et « minable » parce qu’il a eu une mauvaise note lors d’un examen se met une étiquette et voit les choses sous l’angle du tout ou rien. Il est donc plus susceptible d’être bouleversé qu’un étudiant qui se dit « Je n’ai pas obtenu la note que je voulais. Je vais demander de l’aide et étudier plus à fond la prochaine fois ».

Les distorsions de la pensée amplifient l’importance émotionnelle des événements du quotidien.

Nous avons tous des pensées automatiques négatives et des distorsions cognitives de temps à autre. Toutefois, certaines personnes sont plus susceptibles d’avoir des pensées automatiques liées à la dépression et à l’angoisse et d’avoir plus souvent des distorsions cognitives. Les pensées automatiques sont influencées par deux niveaux de pensée « plus profonds » qui font en sorte que certaines personnes sont susceptibles d’avoir plus souvent des pensées négatives et distordues. Ces niveaux plus profonds sont appelés règles et suppositions .


Règles et suppositions

Dès le début de l’enfance, vous apprenez des règles et faites des suppositions lors des interactions avec les membres de votre famille et le monde qui vous entoure.

Par exemple, il se peut que vous appreniez des règles sur ce qui suit :

  • la façon d’interagir avec d’autres personnes (p. ex., « Si tu n’as rien de bon à dire, ne dis rien ») ;

  • les situations dans lesquelles il est acceptable d’exprimer des émotions (p. ex., « Ne montre jamais ta nervosité ») ;

  • votre performance (p. ex., « Si tu ne peux pas faire quelque chose parfaitement, ça ne vaut pas la peine d’essayer » ou « Je devrais exceller dans tout ce que je fais »). Il se peut que vous ne soyez pas conscient de ces règles et de ces suppositions. Toutefois, lorsque vous commencerez à surveiller vos pensées automatiques lors de situations bouleversantes, vous cernerez les schémas de vos pensées automatiques qui sont liés aux règles que vous avez apprises et aux suppositions que vous faites. Par exemple, si vous supposez que vous devez exceller dans tout ce que vous faites, vous serez plus susceptible d’être troublé si vous n’obtenez pas un résultat optimal (p. ex., vous échouez à un examen, vous ne recevez pas une promotion, vous n’êtes pas retenu pour un emploi) qu’une personne qui ne fait pas une telle supposition. Les pensées automatiques peuvent être causées par les règles et les suppositions sous-jacentes. La neurothérapie a pour but de vous aider à prendre conscience de vos règles, de vos suppositions et de leurs influences sur vos pensées automatiques négatives que vous avez lors de situations troublantes sur le plan émotionnel.




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